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Le lendemain, l’atmosphère était indescriptible. Les disparitions forcées Listes et fiches. Le texte prévoit la création d’une indemnité pour les veuves et les orphelins des membres des groupes armés tués, ainsi que le dédommagement des familles de personnes disparues, à condition qu’elles aient un certificat de décès. Nous avons reçu des appels de menace, ici à Paris. Toujours installé à Haï el-Djilali, il accuse l’armée d’être à l’origine de l’exécution par balles de ses dix enfants et de sa femme. La Forem désormais compte 25 centres à travers le pays et poursuit son action à travers l’accompagnement des orphelins.

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Dans la nuit du 22 au 23 septembre , Bentalha, petite ville de la banlieue sud d’Alger, est le théâtre d’un massacre d’une violence inouïe. C’était dans la nuit du lundi au mardi. Les septembre, plus de personnes sont massacrées à Bentalha, dans le « triangle de la mort ». Le prix se mettra à jour automatiquement lors de la validation de votre commande. Ce coup d’État qui ne dit pas son nom sonne le début d’une guérilla qui se mue rapidement en guerre civile au bilan non officiel très lourd:

Alors que l’Algérie est en proie à une violente guerre civile, l’été est marqué par une série de massacres collectifs d’une barbarie sans précédent. Les septembre, plus de personnes sont massacrées à Bentalha, dans le « triangle de la mort ».

Vingt ans après, malgré la volonté des autorités de tourner la page, les survivants de cette nuit d’horreur peinent à panser leurs plaies. Dans la nuit du 22 au 23 septembreBentalha, petite ville de bentalhs banlieue sud d’Alger, est le théâtre d’un massacre d’une violence inouïe.

De 22 h 30 à 4 h du matin, plus de personnes moins d’une centaine, selon les sources officielles sont assassinées par plusieurs dizaines d’hommes habillés de tuniques afghanes, portant de longues barbes, au visage parfois dissimulé sous une cagoule. Armés de couteaux, machettes, haches et armes à feu, ils attaquent méthodiquement les maisons situées dans deux quartiers: Haï el-Djilali et Haï Boudoumi.

Lorsque la tuerie débute, la ville est plongée dans le noir car les assaillants ont pris soin de couper le courant. Selon plusieurs témoignages, recueillis par les médias dès le lendemain du drame, les bentlha des bâtiments ciblés par les terroristes étaient marquées d’une croix.

D’autres affirment qu’une habitante de Bentalha, dont les proches avaient rejoint le maquis, les guidait à travers les ruelles pour leur indiquer où aller. Femmes, enfants, vieillards… personne n’est épargné. Les bourreaux décapitent, brûlent, exécutent, éventrent les femmes enceintes, jettent les bébés à terre ou les mettent au four… Alors qu’en cet étécette tuerie n’est ni la première, ni la plus meurtrière, elle atteint un niveau de barbarie jusque-là inégalé.

Seule l’aube vient mettre un terme à leur macabre besogne. Les terroristes regagnent les vergers qui entourent la ville, sans être inquiétés par l’armée pourtant stationnée w l’entrée de Bentalha. Malgré les cris et les alertes lancées par les rares habitants ayant réussi à prendre la fuite, les militaires, mis en cause dès le lendemain du massacre, expliqueront qu’ils ne pouvaient intervenir sans ordre de leur hiérarchie et que le terrain était miné, donc impraticable, faute d’éclairage.

Une photographie emblématique, rappelant les codes de l’iconographie judéo-chrétienne, a gravé ce massacre dans les esprits. La « Madone de Bentalha » est une femme adossée contre un mur de l’hôpital de Zemirli, au visage terrassé par la douleur. Avec ce cliché hypnotique, Hocine Zaourar, de l’Agence France-Presse, bouscule la communauté internationale et bentalhaa le prix World Press Photo l’année suivante. Vingt ans après, les rescapés et les témoins n’ont rien oublié.

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Les détonations des qyi pour arracher les portes des maisons, le hurlement des sirènes installées par certains habitants pour donner l’alerte en cas d’attaque, le bentalhq des kalachnikov, le survol de l’hélicoptère durant ce long huis clos, les cris des victimes suppliciées. D’aucuns disent avoir entendu àà hurlements depuis la commune voisine de Baraki. Malgré l’adoption d’une Charte de réconciliation nationale enles témoins de cette tragédie tentent de survivre et d’oublier leurs bourreaux.

Faute de prise en charge psychologique adéquate, les rescapés présentent de nombreuses séquelles, certains ont même basculé dans la folie après avoir vu les corps mutilés de leurs proches. Bentalha n’est plus un petit bourg. La ville nouvelle, sorte de cité dortoir en perpétuel développement, se dresse face au centre historique, avec pour unique ligne de démarcation la route nationale.

Le nom de Bentalha, marqué à jamais du sceau de l’horreur, semble bentslha avoir été effacé. Seul un panneau à l’entrée de la commune de Baraki, à quelques kilomètres de là, indique la direction de la ville martyre. Dans la rue principale, les commerces se dressent les uns à côté des autres et de chaque côté de la chaussée.

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Sur les trottoirs, malgré la chaleur étouffante de cette mi-septembre, quelques hommes s’affairent de-ci, de-là. Les femmes, elles, ne sont pas légion. Dissimulées derrière de longs voiles, elles apparaissent parfois au détour d’une rue. C’est au bout de la rue principale, juste après le marché, que se situent les deux quartiers décimés par les terroristes dans la nuit du 22 au 23 septembre Durant la décennie noire, cette habitante de Bentalha, aujourd’hui mère de cinq enfants, a perdu sept membres de sa famille: L’un de mes frères était d’ailleurs l’un des premiers patriotes de Bentalha [milices d’autodéfense créées par des villageois à travers le pays à partir deNDLR].

Ma mère, connue sous le nom d »Aïcha la patriote’, a elle-même pris les armes. Tout le monde connaît notre famille.

Le lendemain du massacre, lorsque la nouvelle s’est répandue au petit matin, j’ai accouru en ville avec ma fille qui était alors en troisième année à l’école primaire.

La pauvre enfant a vu la tête de sa copine qui avait été décapitée durant la nuit. Elle est restée traumatisée. Elle sursaute pour un rien. Nous avons vu le cadavre d’un terroriste à côté d’un arrêt de bus, puis des scènes horribles, des choses inimaginables: Je ne pourrai jamais oublier que l’un de mes voisins a jeté ses enfants de la terrasse de sa maison, pensant les mettre à l’abri. Mais une fois en bas, les terroristes les interceptaient pour les égorger aussitôt.

Qui a tué A Bentalha Algérie Chronique d’un massacre annoncé

Il a perdu ses six enfants et sa femme. Lui a échappé à la mort parce qu’il s’était caché sous un bananier. Mais il est devenu fou. Depuis ce jour-là, nous bnetalha dans l’angoisse, nos enfants sont des volcans endormis. Une de mes filles, qui est aujourd’hui mariée et mère de trois enfants, souffre toujours de troubles.

Elle est très stressée. Parfois, il est impossible betnalha lui parler. Ma mère, qui a perdu quatre de ses fils, parle toute seule, la pauvre.

Je vis toujours à Bentalha. En tant que victime du terrorisme, je touche une modeste pension de 7 dinars environ 50 euros par mois. Comment voulez-vous vivre avec ça? Je me sens oubliée, négligée. Ma bentalhz de 25 ans, benalha vit toujours avec moi, touchait un peu d’argent de la Forem Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche. Elle achetait des choses, se faisait plaisir, vous connaissez les filles. Mais à partir de 20 ans, elle ne pouvait plus en bénéficier.

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La Fondation nous a beaucoup aidés. Qui peut pardonner de tels meurtres?

INTERVIEW: NESROULAH YOUS, AUTEUR DE « QUI A TUÉ À BENTALHA » – Algeria-Watch

Bouteflika a décrété la Concorde civile, qui absout les terroristes de leurs crimes, mais comment pardonner? L’État peut leur pardonner, pas nous. On continue à vivre en pensant à tous ceux qui sont morts.

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Chaque année, quand arrive le septembre, tous les bentzlha remontent. On se rappelle comment était Haï el-Djillali l’un des quartiers les plus touchés par le massacre et ce qu’il est devenu. Plus rien ne sera jamais comme avant. Alors mère d’une petite fille de deux ans, elle était à Bentalha le soir du massacre. Elle n’habitait pas Haï el-Djilali, le quartier ciblé par les terroristes, mais comme tous les habitants de la ville, quu a vécu une nuit d’angoisse.

Les cris, les détonations, la panique et la fuite dans la rue pour se cacher Elle se qu de tout. D’ailleurs, l’un d’eux, qui était de Bentalha, avait prévenu, juste après le massacre de Raïs: Ce soir-là, des croix ont été mises sur les portes des maisons et ceux qui ont été visés ne l’ont pas été au hasard. C’était dans la nuit du lundi au mardi. Vers 22 h – 22 h 30, les cris ont commencé. Les sirènes se sont mises à hurler.

Il n’y avait plus d’électricité. Toute la ville était dans le noir. Nous nous sommes tous levés. Nous étions en pyjama, pieds nus parfois. Les femmes qui portaient le voile sont sorties tête nue dans la rue. On entendait comme des bombardements. C’est comme si nous étions en état de siège. Des habitants du quartier se sont jetés des terrasses. Une femme enceinte a été éventrée et ils lui ont enlevé son bébé.

Quelques personnes sont parvenues à fuir leur maison et rejoindre le centre-ville. Ils ont trouvé bebtalha chez d’autres habitants. J’ai passé la nuit dehors.

Je me suis cachée avec ma fille. À chaque détonation, elle urinait sur moi.

Qui a tué à Bentalha ? Les quatre vérités de Yous

La tuerie a cessé uniquement parce que le jour se levait. Le lendemain, l’atmosphère était indescriptible. Même la lumière était étrange. La tristesse, le malheur s’étaient abattus bentalhz la ville… Je n’oublierai jamais ces images. Les corps étaient rangés les uns à côté des autres, des adultes, des enfants, des bébés, dans la cour de l’école.

Ils ont décapité, éventré, mis des bébés dans des fours… Je connais beaucoup de personnes qui sont mortes. Tous les 23 septembre, je tombe malade.

Je n’ai pas supporté le choc. On m’a mise sous perfusion. J’ai encore le certificat médical.